Art & Décoration > Tous les reportages > Tous les intérieurs contemporains > Une maison sous influence japonaise

Une maison sous influence japonaise

Non loin de Biarritz, entre mer et montagne, une maison aux airs de pagode a poussé dans un parc planté d’arbres centenaires. Un exemple réussi d’architecture contemporaine intégrée à son environnement.

ZOOM

Une ceinture d’arbres protège la villa des regards indiscrets. Conçue pour se fondre parfaitement dans la nature, elle associe le bois, le verre, la brique et le zinc.

Depuis la « rue intérieure » qui traverse le rez-de-chaussée, on accède aux deux chambres par une double porte. Celle-ci est encadrée, dans une parfaite symétrie, par deux murs en brique noire arrondis. Fauteuils « Louis Ghost », Philippe Starck pour Kartell.

Avec ses étagères basses et ses sculptures rapportées du Zimbabwe, le couloir a des allures de galerie d’art. Il sépare tout en légèreté le grand salon de la partie repas. Une grande baie vitrée pivotante à axe central ouvre sur l’extérieur. Tableaux, bougeoirs et petit cochon en métal, chinés.

À l’extérieur, une coursive en bois tourne autour de la maison et se prolonge côté piscine. Rapporté du Danemark, un cheval fabriqué dans un pneu recyclé revisite la balançoire traditionnelle. Chaises longues, Fermob.

Structuré sans jamais être fermé, le rez-de-chaussée est agencé de façon à laisser la nature entrer dans la maison, tandis que les larges baies vitrées invitent le regard à se tourner vers le parc.

Dans la cuisine, les éléments de cuisson sont encastrés, à gauche, dans une combinaison murale revêtue de granit noir du Zimbabwe. À droite, l’évier est intégré sous un plan de travail réalisé dans la même pierre et posé sur des placards habillés d’aluminium brossé. Boîtes à sardines en trompe l’oeil, Ortaire chez Décogalerie. Voir photo suivante

La salle à manger joue la carte de la transparence autour d’une table composée d’un plateau en verre posé sur le piètement d’un bureau Strafor des années 1950. Fauteuils « Louis Ghost », Philippe Starck pour Kartell. Assiettes et bols, Tsé & Tsé chez Sentou. Bougeoir et suspension, DK Home.

Côté salon, la silhouette articulée d’un lampadaire Jieldé et les courbes d’un rocking-chair des années 1950, se détachent dans l’atmosphère dépouillée de la pièce. Table basse en verre et acier, chinée. Canapés « Brigadier » en cuir blanc, Cini Boeri pour Knoll. Rideaux, Élitis. Plaid, Abafazi. Chiens stylisés « Puppy », Eerio Aarnio pour Magis Me Too. Près du lampadaire, poteries de Ciboure. Tableau de Chantal Sore.

À l’étage, le blanc est omniprésent, associé au gris sombre du sol en béton. Les fenêtres sont habillées de stores à bandes verticales qui créent l’illusion d’une verrière.

Dans l’une des salles de bains, face à la douche à l’italienne, un banc réalisé sur mesure cache un coffre de rangement. Linge de lit et de toilette, Descamps. Lampe « Bourgie », Ferruccio Laviani pour Kartell. Robinetterie de la baignoire et de la douche, Vola. Lampe ventilateur, Luceplan. Pèse-personne, Balvi.

    Située sur le domaine du Château du Clair de Lune, un hôtel installé dans une petite bâtisse du XIXe au décor très classique, la maison a été élevée à l’emplacement des anciennes serres. Ne voulant pas d’une réalisation traditionnelle, la propriétaire fait appel à Luc Vaichere, architecte DPLG, pour concrétiser ses envies : une construction discrète, pas trop haute, des baies vitrées avec des huisseries en fer plutôt qu’en aluminium, un sol en béton, du bois en façade et pour les planchers des coursives, et un toit en zinc plutôt qu’en tuile.

    Tenant compte de ces attentes, l’homme de l’art imagine un bâtiment à deux étages, dont la double toiture évoque une pagode. Au rez-de-chaussée, une « rue intérieure », ouverte au nord et au sud sur le parc, coupe littéralement la maison en deux. Elle définit ainsi deux blocs totalement indépendants, desservis chacun par une porte d’entrée. Le plus grand occupe les deux tiers de la superficie au sol et regroupe le salon, la salle à manger et une cuisine américaine. Dans le tiers restant, deux chambres sont aménagées, chacune équipée d’une salle de bains. L’espace à vivre est traversé par un large couloir, qui sépare le grand salon de la cuisine et de la salle à manger. Matérialisé par des cloisons partielles qui ne touchent ni le plafond ni le sol, il contribue à structurer chaque univers sans jamais entraver la lumière.

    Articles sur le même thème...

    REPORTAGES

    Déco recup' en région parisienne

    Une maison de famille à la campagne ? Non, un appartement de ville au coeur d’une banlieue chic de la région...  Lire

    REPORTAGES

    Déco minimaliste dans une ferme belge

    Un couple d’antiquaires a investi une ancienne ferme dans la campagne d’Anvers. Si les volumes ont été...  Lire

    REPORTAGES

    Une maison écolo très moderne

    Faute de lieu à réhabiliter, un couple s’est lancé dans la construction d’une maison à ossature en bois,...  Lire

    Rechercher RECHERCHER

    dans :

    S'ABONNER

    Art&Decoration n°476

    Pour lutter contre la morosité ambiante de cet hiver, le nouveau Art&Décoration est placé sous le signe des couleurs : jaune et orange pour la bonne humeur, gris pour la note romantique, vert pour la fraîcheur, bleu pour ne pas se tromper et aubergine pour la touche féminine!

    Boutique livres AD

    saintvalentin_2012

    Facebook

    Chinons un peu...

    La baignoire en fonte

    À la baignoire Empire – premier modèle fabriqué en série – a succédé la baignoire demi-bateau.  Lire

    Le bureau des années 1950

    Figure incontournable du design français du XXe siècle, Pierre Paulin a mis l’accent sur la modernité des...  Lire

    Le salon style Louis XV

    Parfaits pour une déco de charme, ces fauteuils style Louis XV sont de véritables bijoux...  Lire