Art & Décoration > Tous les reportages > Tous les intérieurs contemporains > Un pavillon de banlieue très déco

Un pavillon de banlieue très déco

Comment une banale maison des années 1970 impose son caractère ? À grand renfort de blanc, de meubles vintage et d’idées décalées. Les partis pris gagnants de la décoratrice Gilly Weinstein.

ZOOM

Dès l’entrée, un drôle d’éléphant en papier mâché accueille le visiteur. Dans le prolongement, le couloir a été réactualisé grâce à un plafond en béton et des carreaux de ciment au sol. Le contraste est marqué par deux petits fauteuils chinés, datant de la fin des années 1950. Au fond, la porte ouvre sur la chambre parentale. Photographies en noir et blanc, Baruch Rafi.

La décoratrice a réussi à donner un esprit contemporain à la maison. Les murs repeints en blanc, les luminaires et les accessoires y participent beaucoup. Table basse, design Isamu Noguchi, rééditée par Vitra. Suspension composée de trois lampes « Drop Light », Espace Bizarre. Tapis et lampe à poser, chinés. Tableau, Betty Mbitjana, rapporté d’Australie.

La cheminée est la seule séparation entre le salon et le bureau de Diana. C’est également un magnifique élément d’architecture qui court sur toute la hauteur sous toit, isole partiellement la mezzanine et structure les espaces.

Un cabinet de toilette pour les invités, aménagé au rez-de-chaussée, est devenu un lieu original grâce à ce lavabo en céramique réalisé sur commande. Robinetterie, Remer. Mosaïque d’origine.

Dans la salle à manger, un buffet des années 1970 (chiné), une grande table en verre blanc (Dépôt Design) et une photographie (de Lee Yanor) imprimée sur un tissu voile campent le décor, sobre et élégant. Les bilboquets mercurisés (rapportés de voyage) apportent une touche ludique chic. Vase en centre de table, Michael Aram.

Le mur qui séparait la cuisine a été abattu et remplacé par un bar. L’espace ainsi libéré permet une plus grande fluidité de circulation. La cuisine (GeD Cucine, par Adecor) est conçue comme une boîte, d’un blanc immaculé, que seul un tabouret orange vif vient troubler. Sièges, Kartell.

Dans l’escalier qui mène aux étages, appliques et plafonniers rétros rassemblés comme un tableau prennent une autre dimension avec leurs ampoules de différentes couleurs. Tout en donnant du relief aux murs, les briques peintes en blanc apportent beaucoup de modernité dans la maison.

Un fauteuil vintage trône sur le palier du premier étage, menant à la mezzanine. Cet espace qui plonge sur le salon joue la carte de l’insolite avec sa charpente fantaisiste.

Dans le bureau de Diana, une grande tablette en arrondi et des étagères installées en hauteur courent sur les deux murs, formant une immense surface de travail et de rangement. La couleur du siège danois (chiné) accompagne l’aplat de couleur vert anis peint sur le mur de brique. Triptyque signé Catalina Van Cauwelaert.

Dans la suite parentale, un mur percé au centre sur la longueur, et ouvert de chaque côté, sépare la chambre de la salle de bains. Les deux masques chinois posés sur la méridienne apportent une note d’humour. Lampe des années 1970, chinée. Ours polaires en faïence chinés aux puces de Bruxelles. Sol habillé de parquet en bambou à larges lattes.

La salle de bains a été réalisée sur mesure par l’architecte Victor Levy autour de deux matériaux très tendance : le bambou et la mosaïque en pâte de verre transparente (Sicis, chez Moma).

Calme et lumineuse, la chambre donne sur une cour-jardin. La couleur vert d’eau choisie pour habiller les murs renforce cette impression de sérénité. Une ouverture horizontale et étroite percée dans le mur, juste au-dessus de la baignoire, ouvre la salle de bains sur la chambre tout en préservant l’intimité.

Inspiration seventies et ludique pour la chambre de Sarah. Les rideaux et le dessus-de-lit ont été réalisés avec un tissu vintage, qui correspond bien à la personnalité joyeuse de la petite fille de Diana. Le mur de brique peint en blanc s’oppose gaiement à l’aplat orange qui fait office de tête de lit.

    Ce n’est pas exactement un coup de foudre qu’a eu Diana lorsqu’elle a visité pour la première fois cette maison construite dans les années 1970. Si l’architecture générale lui convenait, la brique rouge qui habillait les murs intérieurs n’était pas à son goût. En revanche, cette construction à double toit a l’avantage d’être pensée de manière rationnelle : édifiée sur deux étages, elle accueille au rez-de-chaussée les parties communes – salon, salle à manger et cuisine –, tandis que l’étage abrite les chambres et les salles de bains. Assistée dans ses visites par la décoratrice Gilly Weinstein, Diana visualise ce que le lieu peut devenir et comment tirer parti de ses « défauts ».

    D’un commun accord, elles décident de se lancer dans l’aventure et de procéder à une réfection totale de la maison, histoire de lui donner un grand coup de jeune et de modernité. La décoratrice pare au plus urgent en faisant repeindre en blanc tous les murs en brique, de mauvaise qualité. L’ensemble gagne aussitôt en cachet et en clarté. Les faux plafonds, trop vieillots, sont remplacés et, eux aussi, peints en blanc.

    Pour lui donner un côté plus actuel, le plafond de l’entrée est, quant à lui, traité en ciment marqué d’empreintes de planches de bois. Cet effet de matière crée ainsi une unité avec le sol, lui aussi en ciment. Hormis dans la grande pièce à vivre, où le parquet d’origine a été conservé, tous les sols sont refaits à neuf. Côté cuisine, la pièce autrefois cloisonnée est désormais largement ouverte sur le séjour, et un immense bar en marbre de Carrare crée la jonction avec la salle à manger.

    Articles sur le même thème...

    REPORTAGES

    Déco recup' en région parisienne

    Une maison de famille à la campagne ? Non, un appartement de ville au coeur d’une banlieue chic de la région...  Lire

    REPORTAGES

    Déco minimaliste dans une ferme belge

    Un couple d’antiquaires a investi une ancienne ferme dans la campagne d’Anvers. Si les volumes ont été...  Lire

    REPORTAGES

    Une maison écolo très moderne

    Faute de lieu à réhabiliter, un couple s’est lancé dans la construction d’une maison à ossature en bois,...  Lire

    ENCORE PLUS DE DÉCO

    Rechercher RECHERCHER

    dans :

    S'ABONNER

    Art&Decoration n°476

    Pour lutter contre la morosité ambiante de cet hiver, le nouveau Art&Décoration est placé sous le signe des couleurs : jaune et orange pour la bonne humeur, gris pour la note romantique, vert pour la fraîcheur, bleu pour ne pas se tromper et aubergine pour la touche féminine!

    Boutique livres AD

    saintvalentin_2012

    Facebook

    Chinons un peu...

    La baignoire en fonte

    À la baignoire Empire – premier modèle fabriqué en série – a succédé la baignoire demi-bateau.  Lire

    Le bureau des années 1950

    Figure incontournable du design français du XXe siècle, Pierre Paulin a mis l’accent sur la modernité des...  Lire

    Le salon style Louis XV

    Parfaits pour une déco de charme, ces fauteuils style Louis XV sont de véritables bijoux...  Lire