Construite dans les années 1930, une maison en bois sur pilotis se démarque des demeures historiques de la région. Un espace hors du temps, au goût d’aventure.
C’est l’histoire d’un coin de paradis bien caché. Esconac, lieu-dit sur la commune de Cambes, dans l’Entre-Deux-Mers, revendique une position privilégiée au bord de la Garonne et offre le cadre apaisant d’une nature partout présente. Tout près du fleuve mais cachée par la verdure, c’est là que se trouve une ancienne maison en bois, perchée sur des pilotis de pierre et recouverte d’un toit de lauzes périgourdines. Probablement construite dans les années 1930, elle a servi de chalet d’invités, avant de devenir un pavillon de pêche et d’accueillir parfois des tournages. Elle passe de mains en mains jusqu’à ce que Marie et Cédric en fassent l’acquisition sur un coup de coeur et décident de s’y installer. Professionnel du bâtiment, le nouveau propriétaire n’en revient toujours pas d’avoir trouvé, en si bon état, une maison aussi particulière.
« Les demeures de la région, bâties en pierre, datent des XVIe et XVIIe siècles. Les constructions en bois des pêcheurs n’ont pas subsisté. Notre propriété est donc rare, et c’est parce qu’elle a été construite sur des pilotis en pierre astucieusement agencés dans le sable qu’elle a pu résister à l’épreuve du temps », explique-t-il. De forme octogonale, avec une ossature en bois, la maison offre sur deux étages un espace à vivre de 120 m2, lumineux et convivial. Au premier niveau, une grande pièce fait office à la fois de salon, de salle à manger et de cuisine américaine. Deux chambres et une salle de bains y sont également aménagées. Du salon, on accède à une petite terrasse où l’on s’installe le soir pour contempler le coucher de soleil. À l’étage, les combles ont été aménagés et accueillent désormais une grande chambre et sa salle de bains.
Partout dans la maison, le bois est présent. Aux murs, les lambris de sapin, enduits d’une simple couche de peinture blanche à peine diluée, confèrent à la grande pièce un petit air colonial, tandis qu’au sol, le parquet en pitchpin la réchauffe de ses nuances rouge-brun. Dans les salles de bains, enfin, l’utilisation de bois exotiques est un clin d’oeil aux bateaux et au voyage. Simple et fonctionnelle, la maison vit tournée vers le parc. Quand les beaux jours sont là, la terrasse devient une « pièce d’extérieur » où l’on se retrouve pour déjeuner ou pour paresser. Quelques marches descendent vers le chemin qui mène au ponton. C’est là qu’accostent les amis qui arrivent par le fleuve et que les amateurs viennent taquiner l’alose ou l’anguille. Un art de vivre les pieds dans l’eau auquel chacun peut s’essayer : Les Pilotis sont à louer chaque été.
Reportage réalisé par Christy Granja. Photos David Nakache.
Art&Décoration N°453 Juillet 2009
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