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Combles : jouer avec la lumière et les volumes

Bien aménagés, les combles permettent de gagner de précieux mètres carrés, de créer une chambre supplémentaire, une salle de bains ou même une suite parentale, et d’agrandir ainsi la maison à moindres frais. Si la pièce est vaste, en jouant sur les volumes, on peut garder un espace ouvert et fluide ou, au contraire, choisir de cloisonner pour créer plus d’intimité. Enfin, l’ouverture de fenêtres de toit, de lucarnes ou de verrières permet de moduler l’apport de lumière.

ZOOM

Une grande ouverture zénithale inonde de lumière la chambre de cet appartement parisien. Une verrière à l’ancienne a été aménagée, dont la structure projette une ombre quadrillée qui joue avec la ligne des poutres laissées apparentes. Le choix de tonalités claires et de meubles en bois blond participe à la luminosité de la pièce tandis qu’au sol, les tomettes apportent leur fraîcheur.

Comme une verrière

Une vieille longère bretonne a gagné en luminosité, mais aussi en volume, avec l’implantation de fenêtres de toit parfaitement intégrées à la charpente d’origine. À l’intérieur, l’architecte a fait tomber le plancher et transformé les combles en une mezzanine-pièce de télé confortablement aménagée.

Associées deux par deux en hauteur, les fenêtres de toit (Velux®) forment une véritable verrière et sont équipées de stores isolants, occultants et électriques. Canapé, AM-PM/ La Redoute. Coussins, Côté Plage. Réalisation, Thierry Castel, architecte DPLG.

Charmant oeil-de-boeuf

Dans ce château bourguignon du XVIIe siècle, les combles mansardés abritent une chambre délicatement décorée dans le style anglais. La pièce – un ancien grenier – est baignée d’une lumière douce qu’amplifie, sur les murs, un glacis à la chaux réalisé avec des pigments ocre jaune. Élément d’origine, l’oeil-de-boeuf fait tout le charme de la chambre, associé à un petit bureau qui attise les vocations littéraires. Comme il n’était pas vitré, l’architecte l’a fait rééditer à l’identique, avec son ouverture double. Et pour remplacer les volets, des rideaux en lin occultants ont été posés. Fixés à une tringle astucieusement dissimulée dans une poutre, ils s’harmonisent parfaitement au chêne de la charpente. Le sol en jonc naturel, confortable et insonore, apporte enfin une touche moderne qui adoucit le côté bois. Sur le chevalet, le portrait est celui d’une ancêtre de la maîtresse de maison. Couvre-lit matelassé et rideaux, Marie Cardon pour La Soie Disante. Réalisation, Fiona de Wulf, architecte d’intérieur.

Les lucarnes

Contrairement aux fenêtres de toit qui sont tournées vers le ciel, les lucarnes ouvrent sur l’extérieur, que l’on se tienne debout ou assis. Pour installer une lucarne, la toiture doit avoir moins de 30° de pente. L’installation implique de modifier la charpente et nécessite, outre l’aide d’un professionnel, une autorisation de construire délivrée par la mairie.

Bain de lumière

Dans cet appartement rochefortais, la salle de bains est située sous les combles, en pleine lumière ! Une large verrière percée dans le toit permet de prendre son bain en regardant
filer les nuages. Encastrée dans un podium en merbau teinté noir, la baignoire se détache du sol constitué d’une plaque en verre sérigraphiée. Faite sur mesure, celle-ci prolonge
la luminosité tout en préservant l’intimité. Buste, de famille. Accessoires et serviettes de bain, Bouchara. Conception et réalisation, Jean-Jacques Begué, architecte DPLG.

Généreuse charpente

Original et lumineux, ce duplex est né de la fusion bien pensée d’un appartement et de son vieux grenier. Inspiré par de larges ouvertures zénithales déjà existantes, Jean-Jacques Begué, architecte DPLG, a conçu un espace de vie ample, structuré autour d’un double niveau supérieur. La chambre et le bureau sont reliés entre eux par une passerelle qui surplombe le salon et favorise la diffusion de la lumière. Refaite et peinte en blanc, la charpente ordonne l’espace et a permis des aménagements astucieux : côté bureau, c’est une estrade, agrémentée de coussins, qui a pris place entre deux poutres tandis que, côté chambre, la soupente cache derrière des rideaux de grosse toile des rangements très pratiques.

Refaite et peinte en blanc, la charpente ordonne l’espace et a permis des aménagements astucieux : côté bureau, c’est une estrade, agrémentée de coussins, qui a pris place entre deux poutres tandis que, côté chambre, la soupente cache derrière des rideaux de grosse toile des rangements très pratiques.

Jeu de contrastes

Dans cette maison provençale du XIXe siècle, le grenier est devenu une vaste suite parentale avec sa salle de bains et son dressing en pignon. On a joué sur le contraste du noir
et du blanc pour réveiller les volumes. Les murs et les poutraisons en chêne ont été blanchis tandis que le parquet, en chêne également, a été peint en noir. La soupente est
habillée de placards noirs, la tête de lit et le couvre-lit, noirs eux aussi, font écho à la baignoire zinguée, peinte en faux marbre. Ce parti pris met en valeur la verticalité des
lignes sous combles et confère à l’espace un bel équilibre et une élégance raffinée. Tête de lit réalisée sur mesure. Baignoire ancienne chinée. Vase amphore en cristal « Le Grand Empereur », lampe à poser en cristal « Ibiza », et luminaire-sculpture « Le Nuage » en gouttes de cristal éclairées, Mathieu Lustrerie.

Agencement malin

Dans les combles d’une ancienne usine, l’architecte d’intérieur Marie Stella Castanier a fait coup double en aménageant sans perte de place une cuisine et un coin télé. Côté cuisine, la pente est trop forte pour intégrer des meubles hauts. L’évier est donc simplement posé sur une étagère ouverte, et c’est l’îlot central qui regroupe placards, tiroirs et micro-ondes.

Côté salon, la télévision est posée sur une table basse, découpée sur mesure dans du latté peint en gris. L’ensemble s’intègre parfaitement dans un renfoncement dessiné par un pan de mur et la charpente. Les murs en soupente sont percés, de part et d’autre, de petites fenêtres basses qui laissent entrer la lumière naturelle. Ils sont peints, dans toute la pièce, jusqu’à 15 cm de la ligne de raccordement, ce qui a pour effet de donner de la hauteur à la pièce. Canapé, Maisons du Monde. Fauteuil club, pouf, table et tapis, Alinéa. Coussin, Fly

Savants volumes

Dans cet appartement mansardé de 60 m2, situé dans un immeuble parisien du XIXe siècle, l’architecte d’intérieur Jean-David Benhamou a su transformer le principal handicap du lieu – une pente de toit très marquée – en véritable atout. Après plusieurs mois de travaux et quelques cloisons abattues, l’objectif est atteint : la pièce est métamorphosée, avec des rangements de tous côtés et de nouvelles perspectives. Le salon semble niché dans une boîte dont le sol a été surélevé par un béton allégé, et le plafond abaissé. Les murs ont été recouverts de plaques de plâtre dans lesquelles des étagères ont été aménagées sur mesure pour accueillir des livres, un téléviseur, du matériel hi-fi et une cheminée à l’éthanol. Deux ouvertures vers l’extérieur laissent entrer la lumière du jour dans ce confortable cocon. Pouf et canapé, Home Spirit. Tables basses conçues et réalisées par Galaktik.

Rangements astucieux

Inondée de soleil, cette pièce sous les toits est devenue une chambre salle de jeux pour le plus grand bonheur de la fillette qui a trouvé une pièce à sa mesure. Même l’espace laissé inutilisé dans les rampants a été exploité, puisqu’il a servi à l’aménagement d’un vaste placard qui court sur toute la surface disponible au sol. Cette installation préserve le volume de la pièce et permet de ranger vêtements et jouets. Fenêtre de toit, Velux®. Lampe escargot, Babble Circus. Lit, coussins, édredon et lapin, Kids Gallery.

    Faire entrer la lumière

    Pour des combles clairs et aérés, deux solutions : installer des fenêtres de toit ou bien des lucarnes. Moins onéreuses et plus contemporaines, les premières apportent davantage de lumière, mais sur certaines façades, l’esthétique traditionnelle des secondes est mieux adaptée.

    Mettre en valeur les volumes

    Élément esthétique très fort, surtout dans les maisons anciennes, la charpente mérite d’être exploitée au maximum. Pour cela, il convient de conserver tout l’espace disponible et de mettre en valeur la poutraison.

    Optimiser l’espace

    Aménager ses combles permet de gagner des mètres carrés. En cloisonnant, en créant une mezzanine ou en installant des placards dans la soupente, on façonne de nouvelles pièces, plus spacieuses et souvent plus pratiques grâce à de nombreux rangements complémentaires.

    Dossier réalisé par Dominique Rémondin.
    Photos Patrice Binet, Frédéric Ducout, Olivier Hallot, Christian Larit et Christophe Rouffio.

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